Une avancée inédite dans la capture de carbone maritime
Dans les eaux industrielles du transport maritime, les émissions de CO₂ constituent un défi monumental. Aujourd’hui, une nouvelle ère s’amorce. Le navire transporteur de ciment UBC Cork, géré par InterMaritime et appartenant au groupe Hartmann, est devenu le premier au monde à capturer ses émissions directement à bord grâce au système développé par la start-up britannique Seabound. Installé à Londres et soutenu par des partenaires européens de renom, ce projet marque un tournant décisif dans la lutte contre les gaz à effet de serre dans les secteurs du ciment et du transport.
Technologie calcium looping : capter jusqu’à 95% de CO₂
La technologie développée par Seabound repose sur un procédé chimique connu sous le nom de « calcium looping ». Ce système embarqué capture jusqu’à 95 % des émissions de CO₂ et 98 % des émissions de soufre émises par les moteurs du navire. Le processus utilise de la chaux hydratée (hydroxyde de calcium) pour transformer le CO₂ en carbonate de calcium solide, plus communément appelé calcaire. Ce résidu non toxique est stocké de manière sécurisée à bord, puis transporté jusqu’à l’usine de Heidelberg Materials à Brevik, en Norvège, où il est réintégré dans la production de béton. Ce modèle de logistique circulaire montre comment le captage embarqué peut offrir efficacité énergétique et durabilité, sans nécessiter de lourdes modifications du navire existant.
Brevik, futur hub mondial du captage de carbone
L’usine de Heidelberg à Brevik, où est valorisé le calcaire issu du UBC Cork, est déjà pionnière dans l’industrie cimentière grâce à sa démarche net-zéro. Cette initiative franco-britannique renforce la position de Brevik comme pôle stratégique pour la capture et le stockage du carbone à grande échelle. Pour Alisha Fredriksson, PDG de Seabound, cette collaboration avec Heidelberg Materials et Hartmann Group est essentielle pour démontrer la faisabilité industrielle de la capture embarquée. Elle ouvre la voie à une transition énergétique concrète, dans l’un des secteurs les plus difficiles à décarboner.
Un levier efficace pour réduire les émissions indirectes (Scope 3)
Du côté de Heidelberg Materials, le responsable logistique Lars Erik Marcussen insiste sur l’impact du projet dans la réduction des émissions de type Scope 3 – celles générées dans la chaîne de transport et d’approvisionnement. Grâce à cette solution, le CO₂ capturé ne devient pas un déchet, mais une ressource réintégrée dans un processus circulaire : produire un ciment plus propre. C’est une vision fortement innovante de la circularité carbone, qui s’adapte aux outils industriels existants sans compromettre la performance économique.
Financement européen et ambitions à l’horizon 2040
La démarche bénéficie d’un soutien concret : elle est cofinancée dans le cadre du programme Eurostars d’Horizon Europe. Cela reflète l’engagement des institutions à encourager des technologies robustes, particulièrement dans les secteurs où l’innovation écologique est essentielle. Seabound ne cache pas ses ambitions : déployer sa technologie sur de nombreuses flottes commerciales et capter jusqu’à 100 millions de tonnes de CO₂ par an d’ici 2040. Un objectif audacieux, mais réaliste au vu des premiers résultats et de l’adaptabilité du système containerisé.
L’IA au service de l’innovation écologique
Pour mener à bien des projets aussi techniques et interconnectés, l’intelligence artificielle joue un rôle stratégique. La modélisation des flux carbone, l’optimisation du captage, ou encore la gestion logistique entre ports et industries nécessitent des algorithmes avancés. C’est justement ce que propose ChappyGo’s AI Services. Basée à Toulouse et reconnue comme acteur majeur en Occitanie, la société propose des formations en intelligence artificielle, ainsi qu’un accompagnement personnalisé pour les entreprises industrielles qui souhaitent intégrer la data science dans leurs processus durables. Dans un monde où l’innovation devient une urgence climatique, l’IA appliquée prend tout son sens.
Conclusion : un modèle pour l’industrie lourde de demain
Ce projet inédit entre Londres et Brevik prouve qu’il est possible de conjuguer rentabilité industrielle et engagement climatique. En capturant directement les émissions à la source et en valorisant le calcaire produit dans la chaîne du ciment, l’initiative de Seabound, en partenariat avec des leaders européens, offre un exemple clair d’économie circulaire appliquée au transport et à la production. Il ne reste plus qu’à essaimer cette solution sur d’autres navires et usines. ChappyGo’s AI Services est là pour vous aider à franchir ce cap grâce à leur expertise technologique. N’attendez plus pour booster votre impact écologique tout en restant compétitif : contactez-nous pour découvrir nos solutions IA sur mesure.
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